Le potentiel de croissance et de rentabilité de l'entreprise

 

Face au risque, il est aisé d'avoir un éclairage synthétique sur la situation réelle d'une entreprise par un simple croisement de sa rentabilité et de sa croissance.

            La valeur ajoutée définie la croissance.
La réalité de la croissance ou de la décroissance d'une entreprise est celle de sa valeur ajoutée et le chiffre d'affaires ne traduit qu'une croissance apparente. On ne jugera donc valablement de la croissance ou de la décroissance d'une entreprise qu'à travers l'évolution comparée de la valeur ajoutée par rapport au chiffre d'affaires ou mieux son activité totale (si l'entreprise a immobilisé et/ou stocké une partie de sa production).

            L'excédent brut d'exploitation définit la rentabilité économique.
Le résultat et le bénéfice sont de très mauvais indicateur. Ils peuvent même, souvent cacher une évolution inverse. Même en supposant qu'il y ait croissance, c'est à dire que l'activité de la période ait trouvé une croissance de la valeur ajoutée encore faut il que cette croissance soit rentable. Pour répondre à cette question, il convient de se demander à quoi sert la valeur ajoutée, comment elle se répartit. La valeur ajoutée va d'abord servir à régler les impôts et le personnel dont découlera l'excédent brut d'exploitation. 

Remarque : ainsi, il convient d'être très attentif sur cette évolution de la valeur ajoutée et la rapporter à l'évolution des frais de personnel et des impôts et taxes. Ce n'est qu'après avoir réglé le premier facteur de production que constituent les achats et le second constitué par les frais de personnel (et impôts), l'excédent dégagé par l'exploitation, c'est à dire ce qui reste de l'activité totale (s'il reste quelque chose) sert à rémunérer le troisième facteur de transformation : la rentabilité des capitaux investis ou pour une entreprise en difficulté à apurer ses dettes.

De ce croisement croissance / rentabilité, il apparaît un positionnement simplificateur de la situation des entreprises apparaît, selon l'évolution de ses derniers résultats par rapport aux années précédentes :

Cette approche offre par sa schématisation un grand pouvoir explicatif. Car, même s'il y a croissance, c'est à dire que l'activité de la période ait amélioré la valeur ajoutée, encore faut-il que cette croissance soit rentable et d'être attentif à ce que l'accroissement éventuel de valeur ajoutée ne soit pas issu d'un accroissement particulièrement des frais de personnels.

Ainsi une typologie classifiant les entreprises se dégage :

- décroissance non rentable

une politique de restructuration est nécessaire pour retrouver la rentabilité, généralement en provoquant artificiellement une aggravation de la décroissance.

- croissance non rentable

l’absence de rentabilité finit toujours par bloquer le processus de croissance.

- décroissance rentable

la relance de la croissance passe nécessairement par une rentabilité accrue.

- croissance rentable

une croissance trop rapide est souvent signe de baisse de la rentabilité.

Maîtriser la croissance consiste à garder un bon équilibre entre croissance et rentabilité.

 

 

Dernière mise à jour : 17 February 2004

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